PROGRAMMATIOn

 


 
 

Il y a eu la découverte du rock, grâce à Led Zeppelin, Queen Of The Stone Age, Black Rebel Motorcycle Club ou encore The Bronx. Puis, très vite, la dévorante envie de composer ses propres refrains. Les démos ont suivi, les premières compositions forcément bancales, forcément touchantes, mais pas encore au point. Puis, tout s’est accéléré : “On a donné plus de 120 concerts, en France, mais aussi aux USA, en Chine, dans toute l’Europe, sur l’île de la Réunion, au Vietnam, en Birmanie. Nous avons monté notre agence de tour, et notre propre label Cold Fame Records où nous avons déjà produit des disques et monté plusieurs tournées pour nos groupes”. Ajoutez à cela des apparitions à l’affiche des Eurockéennes, Vieilles Charrues, et autres Main Square, ainsi que deux EP remarqués et encensés par la critique, des heures de vol et de train, des fans acquis à leur cause sur la foi de concerts électrisants, et alors... Alors l’heure de l’album est venue.

“On a commencé à enregistrer cet album en janvier 2015. Au final, on a passé des semaines et des semaines en studio, sur plusieurs sessions rythmées par des nombreuses tournées. On est entré au White Bat Recorders alors que le studio n’était pas isolé, il n’y avait pas de salle de mixage, on était tous dans la même pièce, il neigeait dehors, il n’y avait pas d’eau, on faisait cuire des pâtes avec un réchaud à gaz qui ne permettait même pas de faire bouillir l’eau”.

Les Last Train vivent leur vie à l’image de leur rock: intensément, tête baissée. Une vie rapide qu’ils ne théorisent pas, comme leur musique : “Le premier album est souvent synonyme de début de carrière, or j’ai l’impression qu’on a eu la chance de faire un paquet de trucs avant de le sortir: on a forcément un peu la pression. Très personnellement je ne veux pas que les gens s’attendent à quoi que ce soit car ce serait chiant. C’est l’excitation du premier rendez-vous, on est censé pouvoir faire ce qu’on veut”.Ce qu’ils veulent, c’est donc Weathering, qui sortira le 7 avril chez Barclay. Un album brut, un album crade, un album mélodieux, romantique, rugueux, intense, malin. Un album pour la route, la scène, la nuit. Un album riche : “Nous sommes plus ou moins catalogués comme « rock and roll » et ça ne nous dérange absolument pas, car c’est la vérité : le rock est notre moyen d’expression. Mais attention à ne pas confondre un moyen d’expression et un style de musique

On joue comme ça, il faut que ce soit énergique, que ce soit fort, que ce soit sincère... Ceci dit, on écoute absolument de tout, et pas que du rock. Avec notre moyen d’expression, on a voulu enregistrer une musique qui nous semble honnête, sincère et belle. ” Honnête, sincère, beau, ce premier album l’est. Point de fioritures ici, juste Last Train, le blues, le rock et l’émotion. Et c’est déjà beaucoup.


 

FUZZY VOX

Pendant que le Rock & Roll se transforme en train fantôme et que la seule question qui nous fait tenir est « qui sera mort demain ?», une nouvelle génération continue à s’user sur des instruments a cordes. Fuzzy Vox fait assurément partie de cette dernière, eux qui aurait dû faire une prépa HEC au lieu de tourner dans toute l’Europe, en perdant de l’espérance de vie sur scène, et de l'argent dans des disques qu’ils ont décidé de produire eux-mêmes. Indécrottable jeunesse à qui on ne peut rien apprendre, les insolents traversent l’Atlantique, vont au bout d’un rêve américain, collaborent avec des producteurs de plus en plus doués - ici Ryan Castle et Andy Brohard - et sortent des disques toujours meilleurs. Mais vous le savez bien, on n’a pas 8,7 / 10 sur Pitchfork de cette manière et on ne fait pas la une de Vanity Fair en faisant transpirer des gens, danser des filles, hurler des garçons. On a essayé de leur dire tout cela, mais ils s’en foutent… Comment faire ? 

Le Power Trio a beau être Français, ses racines puisent au plus profond du bruit magique, à l’endroit exact où la jeunesse, les modes et les mœurs ne semblent jamais changer. Le retour de la gent féminine aux concerts, la moyenne d’âge baissant chez les disquaires, Fuzzy Vox : toutes ces choses semblent leur donner raison. Parfois, il faut faire preuve d'humilité et écouter les sages.


 

Belges potaches à la ville, ils entretiennent sur disque planante catharsis et pulsions atrabilaires, portées par le cri primal de leur chanteur/batteur Timothée Philippe. Passé ce mur d’épines, Patine, leur premier-né, est aussi hybride : une science du grand écart, de la collision jusqu’à la collusion, qui les aura amenés depuis leurs débuts en 2010 à sillonner l’Europe, de Brighton à Moscou, et à côtoyer les grosses machines mainstream de Solidays comme la frange dure des formations hardcore ou math-rock lors de plus alternatifs festivals.

Leur sens du “patchwork instinctif”, selon leurs propres termes, en aura fait les chantres d’un syncrétisme qui les désigne d’office comme les cousins européens d’Animal Collective par exemple. La faute à leur formidable pouvoir d’assimilation, qui tient autant de la décomplexion chronique que de la synthèse à la lumière noire de leur érudition musicale. Rassemblés autour de la pop, Diego, Lucie, Antoine et Tim ont poussé sur un terreau musical fertile enraciné dans la discothèque familiale, entre classic rock, jazz, afrobeat, divagations alternatives ou fulgurances grunge. 

Ils reviennent cet été défendre leur nouveau single à paraître au printemps. Nouvel album à la rentrée à découvrir en live !


 

"Life […] is a tale Told by an idiot, full of sound and fury, Signifying nothing”. Du bruit, de la fureur, une musique qui s'imprègne avant tout de pulsions de vie. Contre l'idée du leader charismatique, le relai se passe entre eux, à la recherche constante d'un équilibre pris entre folie névrotique et mélancolie contemplative. The Psychotic Monks s'expriment dans un chaos à la fois réfléchi et incontrôlé. Une vie partagée entre leur studio où ils expérimentent et produisent eux même leurs disques et la route (60 dates en 2016, en passant par Rock en Seine et les Bars en Trans…). Le résultat donne des rencontres poétiques entre des murs de sons distordus inspirés par la clique de Ty Segall (Wand, Fuzz...), des univers absurdes et romantiques, empreints aux mots de Nick Cave ou a la vision de Wim Wenders, la complainte d'un Eliott Smith qui carbure au premier BRMC, ou encore une certaine idée des Floyd alchimistes. Ils naviguent à bord de leur Nostromo, laissant toujours la place aux imprévus. Une manière de se perdre pour mieux se retrouver.

 

 

Un paquebot de croisière semble calme et paisible au large... En salle des machines, c’est une autre histoire... Si les chants, le delay et la reverb empruntent clairement à la surf music, la basse pleine de fuzz et les rythmiques imprévisibles en disent long sur la puissance développée en fond de coque par le groupe Titanic. Florian (lead/guitare), Romain (batterie) et Oihan (choeurs/basse) forment l’équipage psychédélique d’un vaisseau propulsé par d’énormes hélices de stoner, broyant tout sur leur passage. Et si le fleuron de la White Star Line n’avait pas fait naufrage au large de la Terre-Neuve ? Titanic est-il bel et bien insubmersible? Réponse sur scène.


 

Le projet Tomy Lobo est composé de quatre membres, qui alimentent un univers onirique à travers différentes disciplines artistiques. Photographie, graphisme, ou encore arts plastiques et vidéos sont mis au service de leur musique. Ils de définissent comme une désorganisation autogérée née dans la révolte et la claustrophobie urbaine, animée par le fantasme de l'ailleurs, au-delà des murs. Après leur premier EP « Modern Man's Gone », l'iconique incantation Tomy Lobo revient avec un second EP, « Golden Birds », sorti en Octobre 2016. Ce derner oscille entre errance lunaire et attraction terrestre, perturbations et accalmies, pour un entre-deux planant à souhait. Il s'érige tout en variations, tribulations agressives et vagues d'une douceur glacée, presque attachant malgré lui. Leur dernier clip, Viperine, en est tout à fait à l'image. À travers son esthétique évoltive d'un bleu glacial à un rouge flamboyant, on suit la noirceur d'un Tomy se complaisant dans son sombre déclin. Sous des airs de pantin déshumanisé et méprisable, on trouve pourtant peu à peu une âme à sauver, et on se laisse porter par le flou de sa course effrénée. De cette formation émane une énergie live puissante, où des sons électriques et électroniques s'entrechoquent, où des hymnes perchés dansent sur des percussions, tantôt tribales, tantôt mécaniques.


 

 

Avant tout un groupe d'amis depuis la primaire, la musique a été pour eux la continuité d'une amitié de longue date. Leur projet musical est vraiment tourné vers la scène dans le but de prendre un maximum de plaisir. Un nom anglais intraduisible dans le but de tourner en dérision la tendance des groupes français à prendre un nom anglais, tels les « boys band ». En ressort « Les Voleurs soulignant un événement d'une soirée où sous le coup des degrés d'alcool nous avons entrepris de ramener des poubelles à notre fief, devenu de Poubelles »: quelques temps après notre salle de répétition; résume bien l'état d'esprit dans lequel ils avancent dans la musique; pour la fête et le plaisir, sans se prendre la tête; tout en abordant dans leurs textes les paradoxes de la société où nous évoluons."


 

Pipo et Jimbo

Hi-Hat & 90z étaient des très bons potes de Max, ils ont commencé à traîner ensemble sur les bancs de l’école du côté de Bayonne-Biarritz. Ces deux gaziers passionnés de son se sont lancés ensemble dans les études pour apprendre à le maîtriser. Hi-Hat n’avait encore rien calculé du milieu de la musique électronique et c’est en discutant le bout de gras avec 90z, qui était déjà un peu dans le game, qu’il a commencé à s’y intéresser. 90z lui a refilé deux trois tuyaux de techniques de mix et c’était parti ! Vla ti pas que les deux compères prennent leurs clics et leurs clacs direction la capitale.

Ils se retrouvent en coloc avec deux MK2, et des voisins que ça ne dérange pas d’écouter de la basse fréquence de façon répétitive jusque tard dans la nuit. Ils en profitent pour faire leurs armes sur vinyle et prennent un malin plaisir à essayer de faire tourner des galettes en rythme. Aujourd’hui le temps s’est bien écoulé et l’équipe de barjots de la prog des Bouffardises leur ont proposé de fermer l’édition 2017 du festoche. Ils sont plus que bouillant et ont bien envie d’honorer comme il se doit leur Bouffy national ! Préparez vos socs de charrue Pipo et Jimbo ont pour projet de vous faire labourer l’hippodrome.


 

Déjà présent l'an dernier pour la première édition du festival, la fanfare Les Frères Pouetards fanfare au ska-rock fumeux et boogie swing chauffé à blanc made in Toulouse, revient cette année pour faire la fête avec les festivaliers !

LES FRERES POUETARDS